Chapter 3
Le Bal des Ombres
Cette fois ça va être le mal. Les deux princesses vont à tout prix que Lémée son attention et vouloir à tout prix danser avec elle, le tri en amoureux va commencer jusqu’à ce qu’elle est une graduation de titre et elle sera élevé dans une suite plus luxueuse, tendit que c’est sœur et sa mère restaurons Well, son, jusqu’à ce qu’il fait venir une servante et domestique principal pour ses soins demandée par les deux frères. C’est là qu’on fait l’entrée de Famietta et je veux qu’on explore et voit à l’usage et à l’action. Les pouvoirs de la protagoniste et Fiametta et qu’on voit davantage de côté manipulatrice sournoise de Zlata
Le grand salon du palais d’Aethelgard était un kaléidoscope de soies chatoyantes, de velours sombres et de bijoux étincelants. L’air vibrait d’une musique entraînante jouée par un orchestre invisible, et les rires s’entremêlaient aux conversations feutrées. Pour Zlatislava, ce premier bal était une scène de théâtre grandeur nature, où chaque invité jouait un rôle, dissimulant ses véritables intentions derrière un sourire courtois. Elle se sentait à la fois étrangère et déjà familière, une observatrice qui apprenait à décrypter le langage secret de cette cour.
Elle portait une robe d’un bleu nuit profond, rehaussée de broderies argentées qui semblaient refléter la lumière des chandeliers. La coupe simple mettait en valeur sa silhouette fine et élégante, et ses longs cheveux bruns ondulés retombaient en cascade sur ses épaules nues. Elle avait choisi cette robe non pas pour sa richesse, mais pour sa discrétion calculée. Elle voulait attirer l’attention, oui, mais pas de la manière prévisible que sa mère adoptive aurait souhaitée pour Rowena.
« Tu es magnifique, Zlata, » murmura Rowena, qui portait une robe d’un rose pâle, ornée de dentelle fine. Elle semblait presque éthérée, fragile. Pourtant, dans ses yeux, Zlatislava percevait une pointe d’envie, une compétition silencieuse. « Maman a raison, cette couleur te va à ravir. »
Zlatislava lui adressa un sourire doux. « Merci, Rowena. Toi aussi, tu es ravissante. » Elle sentait les pensées de sa sœur, un mélange d’admiration et d’une inquiétude diffuse. Rowena redoutait la compétition, même si elle ne l’admettrait jamais.
Gwendolen, quant à elle, semblait rayonnante dans une robe de velours émeraude. Elle avait l’air d’une reine en miniature, orchestrant avec brio la présentation de sa fille aînée. Ses yeux balayaient la salle, cherchant des signes d’approbation, des marques d’intérêt de la part des courtisans les plus influents. Elle avait déjà repéré le Prince Cassian, qui avait échangé quelques mots avec elle près de l’entrée, son regard se portant à plusieurs reprises sur Rowena.
« N’oublie pas ton objectif, Rowena, » murmura Gwendolen, sa voix à peine audible dans le brouhaha. « Le Prince Cassian. Il est la clé. »
Zlatislava laissa ces paroles flotter dans l’air, sans y prêter plus d’attention qu’il n’en fallait. Son propre objectif était bien plus ambitieux. Elle ne venait pas chercher un bon parti, elle venait conquérir.
Elle s’aventura prudemment dans la foule, sa télépathie fonctionnant comme un filet vibrant, captant les pensées éparses.
*« La nouvelle baronne Vane… si jeune. »*
*« On dit qu’elle vient d’une région reculée… sa mère ne semble pas la beaucoup apprécier. »*
*« Regardez ses yeux… il y a quelque chose d’étrange en elle. »*
*« Elle est jolie, mais sans le éclat de Rowena. »*
Les pensées étaient variées, parfois cruelles, souvent superficielles. Mais Zlatislava savait comment les manipuler. Elle se concentra sur les désirs, les ambitions, les faiblesses. Elle savait que le pouvoir à Aethelgard ne se gagnait pas par la seule beauté ou la seule noblesse. Il fallait de l’intelligence, de la stratégie, et une compréhension intime des âmes qui peuplaient cette cour.
Soudain, une vague d’énergie plus intense la frappa. Deux personnalités distinctes, mais puissantes, se détachaient du brouillard mental. Le Prince Alistair et le Prince Cassian.
Alistair se tenait près d’une grande fenêtre, observant la scène avec une froideur calculatrice. Sa pensée était un flux ordonné, une analyse constante de chaque personne, de chaque interaction. Il la remarqua. Son regard bleu clair se posa sur elle, pénétrant.
*« Zlatislava Vane. Baronne mineure. Origines obscures. Intrigante. Trop de potentiel pour être ignorée. Son regard… il y a une profondeur inattendue. »*
Zlatislava soutint son regard, lui adressant un léger sourire. Elle sentit la surprise traverser son esprit, une brève interruption dans son flux analytique. C’était une victoire minuscule, mais une victoire tout de même.
Puis, elle sentit une autre présence, plus ardente, plus impulsive. Cassian. Il était au centre d’un petit groupe, riant de manière éclatante, son charisme attirant les regards. Sa pensée était un torrent de passion, de désir et d’une ambition dévorante.
*« Elle est là. La nouvelle étoile dans cette cour morne. Cette Zlatislava… elle a quelque chose. Une flamme. Je la veux. »*
Il se détacha de son groupe et se dirigea vers elle, son pas assuré, son sourire provocateur. Il s’arrêta devant elle, son regard vert foncé la parcourant avec une intensité qui la fit frissonner, malgré sa résolution.
« Mademoiselle Vane, » dit-il, sa voix grave et mélodieuse, empreinte d’une légère touche d’arrogance. « Je dois dire que votre arrivée a apporté une nouvelle couleur à cette assemblée. »
Zlatislava pencha la tête, un sourire espiègle aux lèvres. « Et vous, Prince Cassian, vous semblez être le soleil de cette cour, n’est-ce pas ? Toujours au centre de l’attention. »
Son sourire s’élargit. Il appréciait le défi. « Le soleil est nécessaire à la croissance, Mademoiselle. Et parfois, il brûle ceux qui s’en approchent trop. »
Elle sentit une pointe de malice dans ses paroles, une invitation voilée. « Je ne crains pas la chaleur, Prince. Je cherche la lumière. »
À cet instant, Alistair s’approcha d’eux. Il se tenait légèrement en retrait, mais sa présence était palpable. Son regard se posa sur Zlatislava, puis sur Cassian, une pointe d’agacement traversant ses pensées.
*« Cassian, toujours aussi prévisible. Il se jette sur tout ce qui brille. Mais cette fois, il y a peut-être plus à découvrir. »*
« Prince Alistair, » dit Zlatislava, se tournant vers lui avec la même courtoisie qu’elle avait réservée à son frère. « Je commençais à penser que vous aviez déserté ce bal. »
Alistair lui offrit un sourire poli, mais froid. « Je n’ai jamais manqué à mes devoirs, Mademoiselle Vane. Et observer les nouveaux arrivants en fait partie. » Son regard se fit plus intense. « Vous semblez déjà vous faire des amis. »
« Je suis venue pour apprendre, Prince, » répondit Zlatislava, sa voix empreinte d’une fausse innocence. « Et les leçons les plus intéressantes se donnent souvent en compagnie. »
Cassian posa une main légère sur son bras. Un geste audacieux, qui ne manqua pas d’attirer l’attention des courtisans environnants. Zlatislava sentit la main d’Alistair se crisper imperceptiblement.
« Ma compagnie est la plus intéressante, je vous assure, » murmura Cassian à son oreille, son souffle chaud sur sa peau. « Elle promet des divertissements… inattendus. »
Zlatislava sentit le pouvoir de ses mots, mais elle ne se laissa pas déstabiliser. Elle était ici pour jouer un jeu bien plus complexe que celui de la séduction. Elle devait comprendre leurs motivations, leurs faiblesses, leurs désirs les plus profonds.
« La nuit est encore jeune, Prince, » répondit-elle, retirant doucement son bras. « Et la cour regorge de nombreuses opportunités. » Elle jeta un regard vers Alistair, puis vers Cassian. « J’ai hâte de découvrir lesquelles. »
Elle les laissa tous deux, s’enfonçant à nouveau dans la foule. Elle sentait leurs regards sur elle, une rivalité silencieuse qui commençait à s’installer, nourrie par leur fascination mutuelle pour elle. C’était exactement ce qu’elle voulait.
Elle aperçut Rowena, qui parlait avec Gwendolen, son visage tendu. Elles étaient clairement nerveuses. Gwendolen avait réussi à attirer l’attention de quelques nobles importants, mais le regard de Cassian était toujours fixé sur Zlatislava.
*« Elle ne devrait pas s’attirer autant d’attention, »* pensa Gwendolen, une pointe de jalousie dans sa voix mentale. *« C’est Rowena qui doit briller ce soir. »*
Zlatislava sentit la frustration de sa mère adoptive, une émotion qu’elle avait appris à exploiter. Elle se dirigea vers un coin plus calme de la salle, près d’une grande fontaine ornée de nymphes de marbre. Elle avait besoin de se recentrer. L’eau. Elle sentait toujours son appel, plus fort ici, au cœur du palais. Elle ferma les yeux un instant, se concentrant sur la sensation familière de l’eau qui coulait, qui murmurait des secrets anciens.
Elle entendit une nouvelle pensée, distincte, différente de celles des humains. Elle était plus profonde, plus complexe, chargée d’une magie subtile.
*« Intéressant… le lien qu’elle a avec l’eau. Plus que ce qu’elle ne le croit. »*
Zlatislava ouvrit les yeux brusquement. Une femme se tenait quelques pas derrière elle, son allure élégante et son regard ambré fixés sur elle avec une intensité déconcertante. Ses cheveux blonds étaient mi-longs, et elle portait une robe d’un vert forêt profond qui semblait épouser les courbes de son corps. Elle dégageait une aura de sagesse et de mystère.
« Vous êtes Zlatislava Vane, n’est-ce pas ? » dit la femme, sa voix douce mais ferme, avec un accent italien distinct. « Je suis Famietta. On m’a dit que vous pourriez avoir besoin de… conseils. »
Zlatislava la dévisagea, intriguée. Elle ne comprenait pas comment cette femme pouvait savoir son nom, ni la nature de ses conseils. Mais elle sentait que Famietta était différente. Elle ne faisait pas partie de la cour humaine habituelle.
« Conseils ? » répéta Zlatislava, feignant l’ignorance. « De quel genre de conseils parlez-vous, Madame Famietta ? »
Famietta s’approcha, son sourire s’élargissant. « De ceux qui concernent les dons particuliers. Les talents cachés. Ceux qui vous distinguent des autres. » Elle baissa la voix, un clin d’œil complice. « Surtout quand ces talents ont un lien avec… l’eau. »
Le cœur de Zlatislava fit un bond. Comment cette femme pouvait-elle savoir ? Elle sentit un frisson parcourir son échine. Elle avait été découverte. Ou plutôt, sa nature avait été perçue.
« Je ne comprends pas, » mentit Zlatislava, sa voix restant calme et posée. Elle ne devait montrer aucune faiblesse.
« Oh, mais vous comprenez, » insista Famietta, son regard brillant. « Vous entendez les pensées des autres, n’est-ce pas ? Et vous ressentez l’appel de l’eau, comme une ancienne mélodie. Ce ne sont pas des dons courants, Mademoiselle Vane. Et cette cour… elle est remplie de ceux qui possèdent de tels dons. Et de ceux qui les craignent. »
Elle jeta un regard vers les princes Alistair et Cassian, qui observaient toujours Zlatislava à distance, leurs esprits tourbillonnant d’intentions contradictoires.
« Vous avez besoin d’aide pour naviguer dans ces eaux troubles, » continua Famietta. « Et je peux vous l’offrir. En échange… eh bien, nous en discuterons. Mais sachez que votre ascension ne fait que commencer. Et que pour atteindre les sommets, il faut parfois s’allier à ceux qui connaissent les secrets. »
Zlatislava la regarda, pesant ses mots. Famietta était une énigme, une alliée potentielle dans ce monde de faux-semblants. Elle sentait une affinité étrange avec cette femme, une compréhension mutuelle qui dépassait les apparences. Elle savait que cette rencontre était un tournant.
« Je suis… intéressée, » admit Zlatislava, sa voix empreinte d’une nouvelle détermination. « Parlez-moi de ces alliances, Madame Famietta. Et de ces secrets. »
Alors que les deux femmes échangeaient des regards complices, le Prince Cassian s’approcha d’eux, son sourire plus intense que jamais. Il avait perçu le changement dans l’atmosphère, l’intrigue qui se tissait entre Zlatislava et cette nouvelle venue.
« Il semble que vous trouviez de nouvelles amies, Mademoiselle Vane, » dit-il, sa voix empreinte d’une possessivité naissante. « J’espère que je reste votre ami le plus… intéressant. »
Zlatislava se tourna vers lui, son regard rencontrant le sien. « Les amis, Prince Cassian, sont une denrée précieuse. Mais parfois, les rencontres inattendues révèlent des chemins plus… prometteurs. »
Elle sentait le regard d’Alistair sur elle, une curiosité mêlée de suspicion. Le jeu était lancé. La cour d'Aethelgard n'était pas seulement une scène de pouvoir humain, c'était un terrain de chasse pour des créatures bien plus anciennes et bien plus dangereuses. Et elle, Zlatislava, était enfin prête à révéler sa véritable nature. Le bal des ombres ne faisait que commencer.
